J'essayais de lui faire passer des émotions mais son coeur restait tel un bloc de béton. Mes mots rebondissaient sur lui, je donnais tout, je jouais ma vie. J'aurai voulu le faire changer d'avis mais il devait partir c'était ainsi. Bien qu'il ait vu mes larmes il ne déposait pas les armes. La pluie tombait violamment, il ne me restait que peu de temps. Un silence s'installa, entrecoupé par le bruit de la pluie sur le toit.
Les gens passaient, les trains arrivaient et partaient. On était des milliers dans cette gare, mais je me sentais seule et à part. On avait plus rien à se dire, j'avais essayé mais il devait partir et le retenir d'avantage n'aurait fait que de nous faire souffrir.
Son train finit par arriver, je cherchais les mots justes sans les trouver. Il m'embrassa, s'excusa puis les larmes roulant sur ses joues s'en alla. Mes yeux devinrent le ciel et mes larmes la pluie. J'aurai aimé avoir des ailes pour lui suivre toute ma vie. Mais je devais rentrer chez moi et c'est sur le seuil de ma maison que je me suis rendu compte que c'était au milieu de la foule que l'on se sentait le plus seul...